Ainsi, "le chirurgien-dentiste doit prendre et faire prendre par ses adjoints ou assistants toutes dispositions propres à éviter les transmissions de quelque pathologie que ce soit". Ils doivent s'assurer que « l'installation des moyens techniques et l'élimination des déchets provenant de l'exercice de la profession doivent répondre aux règles en vigueur concernant l'hygiène ».

L’asepsie implique 4 étapes incontournables : décontamination, nettoyage, conditionnement et stérilisation.
Chaîne de stérilisation: Décontamination - Nettoyage - Rinçage - Séchage - Emballage - Stérilisation - Contrôle.
1/ Décontamination :
Cette étape facilite le nettoyage ultérieur en abaissant le niveau de contamination.
Elle permet d’éliminer momentanément les micro-organismes présents avant de nettoyer les instruments.
La décontamination se fait par immersion des instruments souillés dans une solution détergente-désinfectante.
2/ Nettoyage des instruments :
Il est effectué après la décontamination, dès la sortie des instruments du bac d'immersion dans la solution pré-désinfectante. Le matériel peut être manipulé pour être nettoyé. Il existe différentes manières pour nettoyer les instruments :
- Le nettoyage manuel avec brossage des matériels.
- La méthode idéale : le nettoyage en machine à laver adaptée aux instruments. Elle offre une très bonne qualité de lavage et une sécurité supplémentaire pour le personnel. Il est réalisé à l’aide d’un détergeant peu moussant et spécifique pour utilisation en machine. En outre, elle assure une désinfection thermique, chimique (détergent) et mécanique. Le rinçage et le séchage sont intégrés dans le cycle (30 minutes environ).
- Le nettoyage par ultrasons : Le bac à ultra-sons avec une solution décontaminante à haut pouvoir nettoyant. Les fabricants proposent des produits qui sont à la fois décontaminant et nettoyant.
3/ Rinçage et séchage
Le rinçage doit être abondant et peut être manuel ou automatique.
Le séchage doit être soigneux et réalisé à l’aide de support à usage unique, d’une machine à sécher ou encore par l’air comprimé filtré.
4/ Conditionnement :
Le conditionnement ne peut être réalisé que pour des matériels parfaitement propres et secs. Tout le matériel à stériliser doit être préalablement conditionné.
Le conditionnement doit :
- Etre perméable à l’agent stérilisant.
- Assurer une protection contre la recontamination.
- Posséder un témoin de stérilisation changeant de couleur.
Deux sortes d’emballage sont possibles :
- Sachets de stérilisation, avec de préférence une fermeture par thermo-soudage. Il est possible d’utiliser des sachets avec fermeture autocollante. La fermeture par agrafe ne permet pas de conserver la stérilité.
- Boites en aluminium ou en acier inoxydable étanches et munis de filtres afin de conserver la stérilité.
5/ Stérilisation :
L'efficacité de l'acte de stérilisation repose sur la qualité des étapes antérieures. Différentes façons de stériliser les instruments :
- Autoclave à vapeur d’eau sous pression avec système de pré-vide. C’est à l’heure actuelle, le procédé de stérilisation le plus fiable. La stérilisation nécessite une température de 134°C maintenue pendant 18 minutes.
- Autoclave à vapeurs chimiques. Efficacité discutable pour les textiles.
- Chaleur sèche. Ce procédé ne convient qu’aux instruments résistants à une température de 180°. Cependant, la fiabilité de la stérilisation n’est pas garantie.
6/ Contrôle de la charge à la fin de la stérilisation :
A la fin de chaque cycle de stérilisation, il faut vérifier l’intégrité de l’emballage, l’absence d’humidité de la charge et le virage de tous les indicateurs de passage du sachet et des indicateurs physico-chimiques.
Pour cela, il faut réaliser différents tests :
- Test biologique par l’emploi d’indicateurs de stérilisation chaque semaine.
- Test d’étanchéité au vide chaque semaine.
- Test de Bowie-Dick tous les jours.
7/ Nettoyage et désinfection de l'environnement :
Tout ce qui n’est pas stérilisable par la chaleur ou par immersion doit aussi être d’abord nettoyé avant d’être désinfecté (plan de travail, éclairage, unit, etc…).
1/ Nettoyage des surfaces souillées avec une lingette imprégnée d’un produit bactéricide, fongicide et virucide.
2/ Pulvérisation sur les surfaces propres d’un film anti-microbien et séchage sans essuyage.